Articles Tagués ‘Mohamed Kacimi’

Diaporama ICI –  avec Élisabeth Gavalda,  Vincent Granger et  Vincent Lorimy :  le 7 avril prochain à 15 heures  à la Médiathèque Germinal  2 rue de la République  à La Grand Combe (30)
« … Il vous faudra revenir ensemble
au désert pour l’apprendre par cœur
 »

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Informations
: 04 66 61 93 06 /06 15 76 21 67 – e-mail : palabretheatre@wanadoo.fr  – Site : www.palabretheatre.com

 

Les Algériens élisent aujourd’hui leur président, un scrutin placé sous haute surveillance et dans lequel s’affrontent le président sortant, Abdelaziz Bouteflika et Ali Benflis, son rival qui met en garde contre les risques de fraude. La campagne présidentielle s’est achevée sans qu’Abdelaziz Bouteflika, qui se remet d’un AVC, n’ait fait la moindre apparition publique lors d’un meeting électoral. Mais pour une partie de la population, la quasi inéluctabilité de sa réélection est le signe du blocage du pays.

Mohamed Kacimi, auteur en résidence à la Maison Louis Guilloux fin 2013,  en partenariat entre la Fol22 et  les Bistrots de l’histoire, s’est exprimé à ce sujet lors de l’émission de France inter « Le téléphone sonne », du mercredi 16 avril, en compagnie de l’écrivain Yasmina Khadra.

Lien vers l’émission : http://www.franceinter.fr/emission-le-telephone-sonne-lelection-presidentielle-en-algerie

Y Khadra source wikipédia

Y Khadra source wikipédia

M Kacimi © Eric Legret

M Kacimi © Eric Legret

 

 

 

Mohamed Kacimi, auteur en résidence dans le cadre du Bistrot de l’histoire « Bretagne et guerre d’Algérie », organisé en partenariat avec Les Bistrots de vie du pays briochin et la Ligue de l’enseignement des Côtes d’Armor (Fol22) qui aura lieu ce soir à 18 heures au Lycée Freyssinet, à Saint-Brieuc.eldjoumhouria

Le journal algérien d’information en langue arabe met en lumière les recherches effectuées par les élèves des lycées de Saint-Brieuc à travers les ateliers d’écriture menés par Mohammed Kacimi. Le quotidien évoque une expérience unique dans son genre pour parler de la guerre d’Algérie. Mohammed Kasimi ayant fait découvrir cette histoire de manière plus approfondie aux lycéens qui forment  la génération montante, afin de réveiller les consciences et lutter contre le racisme. L’article parle aussi du déroulement prévu du bistrot de l’histoire  de Saint-Brieuc sur la guerre d’Algérie, le lieu , le contenu, les intervenants et les témoignages. 

Merci à Chérifa, pour son aide lors de la traduction.

Retrouvez la version téléchargeable du quotidien :  El Djoumhouria – 20 février 2014

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photo Manon Goulard

Nous sommes le mardi 18 mars 1962, la guerre est terminée.

Je me promène sur les quais de Paris, il est 11h52. Les rues sont remplies de rires, de pleurs, les gens explosent de joie, des couples s’enlacent, des enfants se tiennent la main… Comme je suis heureux aussi, les souffrances qu’on a dû supporter se sont apaisées. Un poids énorme se libère dans nos cœurs. Bien sûr, nous garderons toute notre vie en mémoire toutes ces horreurs, on ne pourra jamais oublier. Je passe près des Champs Elysées.

Soudain, j’aperçois une trentaine de jeeps arriver en klaxonnant. La foule s’agite, les gens chantent, ils acclament les héros ! Les soldats français nous reviennent enfin. Je me pose contre un arbre et je sors mon gros appareil photo.

Les voitures se garent sur la grande place, tout le monde vient accueillir ces jeunes hommes.

Je commence mes clichés, je pleure un peu…

Je souris. Je cherche un angle ………………..Retrouvez  ci dessous, l’intégralité des textes écrits par les lycéens participant aux ateliers d’écriture animés par l’auteur Mohamed Kacimi, en résidence à la Maison Louis Guilloux. des extraits de textes seront lus lors du Bistrot de l’histoire « Bretagne et guerre d’Algérie », du 21 février, qui aura lieu au lycée Freyssinet, à partir de 18 heures.

Textes des élèves du Lycée Renan    –  Textes des élèves du Lycée Freyssinet

Le désert s’offre à nous dans toute son immensité

Nous marchons dans ses grains de sables dorés

Sans oublier que sous nos pieds nos frères ont été tués

 Pourtant cet océan de dune et de lumière

Réussit à nous faire oublier pour un temps que nous sommes en guerre

En arrivant les effluves de safran , de fleurs d’orangers

Adoucissent l’air sanglant d’une délicate odeur parfumée

Nous avons traversé la ville animée

Marchés aux côtés des djellabas colorées

Puis nous sommes arrivés au milieu de cet univers rocailleux

De pierres dressées, tranchantes vers les cieux

Où nous combattrons au prix de notre vie

Peut-être mourrons nous dans ce nouveau pays

l’Algérie

Retrouvez d’autres textes très touchants, écrits par les élèves du lycée Freyssinet, lors des ateliers animés par Mohamed Kacimi, en résidence d’auteur à la Maison Louis Guilloux,  sous la rubrique « Ateliers – productions d’écrits » de ce blog : Poèmes Lycée Freyssinet

Retrouvez l’article proposé par Véronique Rolland, dans le numéro 127, de CÔTES D’ARMOR MAGAZINE, pages 20 et 21: « Rencontre » ( voir pdf : Côtes d’Armor Magazine M Kacimi) – Le travail réalisé avec les lycéens sera restitué lors du Bistrot de l’histoire « Bretagne et guerre d’Algérie », qui se déoulera le 21 février prochain au lycée Freyssinet à Saint-Brieuc à partir de 18h30.

Du théâtre au roman en passant par les essais et la littérature jeunesse, Mohamed Kacimi est un auteur qui ne se laisse pas enfermer dans les
formes littéraires. Une liberté que l’on retrouve dans les thèmes abordés dans son oeuvre, et toujours la même aspiration : porter à la réflexion.

crédit Thierry Jeandot

crédit Thierry Jeandot

Que l’on ne s’y trompe pas, derrière ce visage affable, ce doux sourire et cette voix chaleureuse, se cachent un regard aiguisé
et une critique acerbe du monde. Invité par la Fédération des Oeuvres Laïques (FOL22), en collaboration avec les Bistrots de l’Histoire, l’écrivain algérien s’est installé en résidence durant trois mois à la Maison Louis-Guilloux de Saint-Brieuc.
Le projet : travailler avec des jeunes lycéens du département sur la mémoire de la guerre d’Algérie.
« Venir face à des enfants d’aujourd’hui et les confronter au témoignage des anciens de la Fédération nationale des anciens combattants
en Algérie (Fnaca) acceptant de témoigner pour la première fois. Je trouvais extraordinaire d’être là, comme une sorte de témoin, de médiateur, entre ces gens qui avaient 20 ans en 1956 et des lycéens bretons ». Sur cette question, Mohamed Kacimi relève toute la nécessité de réaliser un travail auprès des jeunes générations, parfaitement ignorantes de cette période de l’Histoire. « Dans les  programmes scolaires, la guerre d’Algérie est présentée en option avec 39-45. Bien entendu, les enseignants travaillent sur la guerre de 39-45 qui est plus évidente et moins problématique. C’est donc quelque chose qu’ils découvrent complètement. Pourtant, un nombre impressionnant de jeunes Bretons a été mobilisé à partir de 1956 ».
Si l’objectif consiste à apporter à ces élèves tous les éclairages nécessaires à la compréhension de cette guerre, c’est surtout l’atelier d’écriture qui occupe l’écrivain. « Pour les élèves, cet atelier est un élément fondamental, dans la mesure où il instaure un espace de liberté totale… (suite…)

Voilà trois mois que je suis en résidence à Saint-Brieuc, dans les Côtes d’Armor, à l’invitation de la Ligue de l’Enseignement des Côtes d’Armor, Fédération des Oeuvres Laïques
Cette résidence avait pour objectif de mettre en place dans les différents lycées de la ville, des ateliers d’écriture autour de la Guerre d’Algérie.
J’ai habité durant cette période la Maison Louis Guilloux, un grand auteur de Saint Brieuc, aujourd’hui un peu oublié. Ami de Gide et de Grenier, il avait rencontré en 1947 Camus, venu se recueillir sur la tombe de son père, blessé à la bataille de la Marne et enterré à Saint Brieuc.
La Maison de Louis Guilloux a été acquise par la Ville qui l’a restaurée de fond en comble, effaçant toutes les traces de l’auteur.
Cette opération a été mise en place par la Ligue de l’Enseignement des Côtes d’Armor, en partenariat avec les Bistrots de l’histoire et  des membres de la FNACA Bretagne, Fédération nationale des Anciens Combattants d’Algérie qui ont mis à disposition leurs archives et leurs photos.
Un projet pareil serait insensé en Paca ou dans le Languedoc.
La guerre d’Algérie est au programme des lycées depuis quelques années, mais elle est en option avec la seconde guerre. Bien sûr la plupart des enseignants optent pour la seconde guerre!
Le coup d’envoi a été donné par une intervention d’un appelé, Moïse Rouget, devant des classes de seconde, c’est à dire avec des élèves nés en 1997. Avec une très grande franchise, il raconte son histoire : rappelé en 1956, il se retrouve à la tête d’une section pour protéger des fermes à la Mitidja. Il narre la vie quotidienne des soldats, la peur, la solitude, mais aussi les ratissages, les vols commis par les soldats, la misère des populations algériennes, la torture. Sa vie brisée par cette guerre. Les lycéens l’écoutent sidérés. Pour la première fois de leur vie, ils découvrent un pan inconnu de l’histoire de leur pays… (suite…)